Les forges et les aciers

    1820 – aujourd’hui

    En 1830, les frères Jackson installent à Assailly, sur le territoire de l’actuelle Lorette, une usine d’acier fondu. Dès 1832, ils y ajoutent un atelier de produits réfractaires pour leurs propres besoins — et c’est là que se forment ceux qui deviendront les principaux fabricants de la vallée : Girard, Labesse, Marlier, dont on retrouve le travail dans nos briqueteries. En 1918, Assailly occupe 4 500 ouvriers ; l’usine passait alors pour la plus importante forge d’Europe.

    À L’Horme, les Forges et Fonderies remontent à 1820. Le site a ensuite abrité Horme et Buire, Mécalor, Richier ; la ville l’a mis en réhabilitation à partir de 2011. Les forges d’Onzion, dans la même commune, fabriquaient dès 1860 des produits en acier laminé, tréfilé et étiré ; l’entreprise a cessé son activité en 1982 et la ville a réaménagé le site, qui forme aujourd’hui la deuxième étape de notre circuit. Nous leur avons consacré deux ouvrages en 2010, dont celui des forges d’Onzion.

    Toujours à L’Horme, les établissements Morel Frères (1906-1962) deviennent les Forges stéphanoises (1962-1986), puis Setforge en 1986, repris par Farinia le 13 mars 2009 et refondé en mars 2011 sous le nom de Setforge L’Horme société nouvelle. C’est l’une des rares chaînes de la vallée qui n’ait jamais été rompue.

    À Saint-Chamond, les Forges de Lavieu, fondées en 1835, forgeaient les outils à main de l’agriculture et du jardinage — bêches, binettes, crocs, fourches, râteaux. Chavanne-Brun Frères, en plein centre-ville, fut pendant cent trente ans l’un des fleurons de la vallée : ses fabrications faisaient référence chez les lamineurs du monde entier. À Lorette enfin, l’atelier Mavilor du 19 rue Adèle-Bourdon estampait à chaud les vilebrequins de moteurs thermiques ; il a fermé le 27 juin 1995, après avoir fait vivre plusieurs générations de Lorettois.

    Le circuit des six sites

    Six sites de la vallée sont balisés, avec panneaux et livret de parcours : la teinturerie Gillet à Saint-Chamond, les forges d’Onzion à L’Horme, le marteau-pilon Deville à La Grand-Croix, la maison de direction de la Compagnie du canal — aujourd’hui la mairie de Rive-de-Gier —, la machine de Waroquée au Gourd Marin et le pont de Chavillon.

    Chacun de ces sites a fait l’objet d’un ouvrage ou d’un livret. Nous en avons publié une vingtaine depuis 1996.