1780 – 1853
Le puits Combélibert, à Rive-de-Gier, est le plus ancien puits de mine du département : il fut exploité de 1780 à 1853. Son modeste chevalement est le dernier chevalement de mine en bois du XIXe siècle conservé en France. Pour lui éviter la destruction, il a été démonté, transféré et restauré sur le site du Gourd Marin.
Le Gourd Marin, à Rive-de-Gier également, a vu la première machine de descente des mineurs : le puits du Pré, foncé en 1822, fut le premier équipé d’une machine Waroquée. La concession avait été approuvée le 4 avril 1807 par Laverrière, ingénieur en chef des mines et usines, devant le conseil des mines de Lyon. Les bâtiments ont été restaurés et se voient depuis la rue ; le corps principal a été transformé en chambre funéraire. C’est la cinquième étape de notre circuit.
Les deux sites ont été inscrits aux Monuments historiques en 1995 : le puits du Pré, au Gourd Marin, le 31 juillet, et le puits Combélibert le 25 août. Nous leur avons consacré deux livrets dès 1997. Le charbon de ces puits descendait vers le Rhône par le canal de Givors, puis par le rail — c’est pour l’y porter qu’a été bâti le pont de Chavillon.
Le circuit des six sites
Six sites de la vallée sont balisés, avec panneaux et livret de parcours : la teinturerie Gillet à Saint-Chamond, les forges d’Onzion à L’Horme, le marteau-pilon Deville à La Grand-Croix, la maison de direction de la Compagnie du canal — aujourd’hui la mairie de Rive-de-Gier —, la machine de Waroquée au Gourd Marin et le pont de Chavillon.
Chacun de ces sites a fait l’objet d’un ouvrage ou d’un livret. Nous en avons publié une vingtaine depuis 1996.
